Différence navigation hauturière et côtière : permis bateau

Publié par Bruno Giamarchi le 26/01/2026 02:08 et modifié le 26/01/2026 11:09.

Cet article explore les différences fondamentales entre la navigation hauturière et la navigation côtière. Nous détaillerons les permis requis, les zones de navigation autorisées ainsi que l'équipement de sécurité obligatoire. Vous découvrirez comment le permis côtier et le permis hauturier définissent votre pratique de la plaisance, et comment évoluer en toute légalité vers des eaux plus lointaines.

Quelle différence entre permis côtier et permis hauturier

La principale distinction entre ces deux titres réside dans l’étendue des zones de navigation autorisées et le niveau de compétences requis. Alors que le permis côtier permet d’évoluer le long des côtes, le permis hauturier permet, lui, de naviguer en haute mer sans limitation de distance. Bien comprendre cette différence entre le permis côtier et le permis hauturier est essentiel pour organiser des sorties en mer conformes à la réglementation et en toute sécurité.

Skipper consultant une carte marine

Limites de navigation et zones autorisées

Le permis côtier permet de naviguer jusqu’à 6 milles nautiques d'un abri, ce qui représente environ onze kilomètres des côtes. Cette limite assure qu’un abri reste toujours accessible rapidement en cas de problème. Ainsi, les 6 milles représentent la frontière réglementaire fondamentale de ce permis bateau.

  • Zone de navigation côtière : limitée à 6 milles nautiques d'un abri, avec un accès visuel permanent à la côte.
  • Liberté en haute mer : le permis hauturier ne comporte aucune restriction de distance et autorise les navigations au large.
  • Exemple typique : une sortie au départ de Vannes pour explorer la baie de Quiberon en restant dans la limite des 6 milles.

Contrairement au côtier, le permis hauturier ne fixe pas de limite de distance. Un skipper titulaire de ce permis peut quitter Vannes, rejoindre l’île de Sein, puis filer vers la Manche sans aucune entrave. Cette navigation hauturière, rendue possible par l'extension hauturière, attire les plaisanciers expérimentés en quête d’aventure.

Formation et prérequis pour chaque permis bateau

Le permis côtier est la formation de base incontournable avant d’envisager une extension du permis côtier. Son programme comprend la réglementation, la lecture des cartes marines et les manœuvres essentielles, avec environ cinq heures de théorie et trois heures trente de pratique. Une fois obtenu, ce permis bateau option côtière autorise une navigation en toute sérénité dans les eaux côtières françaises.

Le permis hauturier représente quant à lui une véritable extension des compétences. Sa formation, intensive sur quatre à cinq jours, couvre le calcul de dérive, le point estimé, l’utilisation du GPS, de l’AIS et du radar. Dans des centres comme Marine Plaisance Formation à Vannes, des formateurs comme Bruno enseignent ces techniques pour permettre à chacun de maîtriser la navigation hauturière au-delà des 6 milles en toute sécurité.

Le permis côtier est plus rapide et moins coûteux à obtenir que le permis hauturier, ce qui en fait le choix idéal pour débuter. Cependant, pour ceux qui souhaitent étendre leur zone de navigation, la formation complémentaire est obligatoire : seul le permis hauturier permet de s’aventurer au-delà des 6 milles sans restriction.

Cas particuliers et exceptions réglementaires

Un bateau à moteur développant moins de 6 chevaux peut être conduit sans permis bateau, y compris en haute mer. Toutefois, son conducteur doit impérativement connaître et appliquer toutes les règles de navigation et être en possession de tout l’ équipement de sécurité requis. Cette exception facilite l’accès à la mer pour les petites embarcations et les jets-skis.

Dépasser la limite des 6 milles en étant titulaire uniquement d’un permis côtier expose le plaisancier à de lourdes sanctions. Respecter la zone de navigation correspondant à son certificat est primordial pour garantir sa propre sécurité, celle de ses passagers, et une parfaite conformité avec la réglementation maritime.

Différences entre navigation hauturière et côtière

La navigation côtière se pratique toujours à vue des côtes en utilisant des repères fixes comme les phares, les balises et les amers. À l'inverse, la navigation hauturière s'effectue en pleine mer, loin de tout repère visuel, en s'appuyant principalement sur le GPS et la cartographie électronique. Avant de vous lancer, comprendre la différence entre navigation hauturière et côtière est essentiel pour garantir votre sécurité et bien préparer votre apprentissage.

Navigation côtière en Bretagne

Définition et zones d'application

En navigation hauturière, le bateau évolue complètement hors de vue de la côte. Le skipper doit maîtriser le positionnement par latitude et longitude, surveiller en continu les conditions météorologiques et vérifier son cap au compas. Cette navigation hauturière repose sur le GPS, l'estime et parfois l'astro-navigation, ce qui exige une formation spécifique et une vigilance accrue, car aucun repère terrestre n'est disponible.

La navigation côtière, quant à elle, bénéficie de la présence d'amers, de phares ou de bouées qui permettent des ajustements de route réguliers et améliorent la sécurité. Cette proximité avec la terre, combinée à des bulletins météo locaux facilement accessibles, fait de la zone des 6 milles un endroit idéal pour débuter avant de se tourner vers la navigation hauturière ou la zone semi-hauturière.

Critères Navigation côtière Navigation hauturière
Distance maximale de la côte 6 milles nautiques Illimitée
Visibilité de terre Constante Absente
Repères principaux Amers, phares, balises Coordonnées GPS, compas, estime
Durée formation requise 8 h 30 (5 h théorie + 3 h 30 pratique) 4-5 jours minimum
Équipement radio obligatoire VHF fixe VHF portative + DSC

Techniques de navigation et repérage

Savoir comment naviguer en haute mer implique de calculer la dérive due au vent et aux courants, d'établir un plan de route précis et d'estimer la quantité de carburant nécessaire pour chaque étape. Bruno, formateur chez Marine Plaisance Formation, enseigne ces compétences pas à pas afin que chaque élève gagne en autonomie et en sécurité durant toute navigation hauturière.

En navigation côtière, le skipper se contente souvent de naviguer en triangulant plusieurs amers, en relevant l'azimut des phares et en intégrant les sondes disponibles. Les prévisions horaires des conditions météorologiques locales suffisent généralement, ce qui fait de cette zone un excellent terrain d'entraînement avant de préparer un permis hauturier.

Zone semi-hauturière : transition entre côtière et haute mer

La zone semi-hauturière, située entre 6 milles et 60 milles de la côte, sert de passerelle vers la navigation hauturière. Elle nécessite un équipement renforcé : radeau de survie, balise EPIRB conseillée, trousse de secours plus complète et VHF avec ASN, pour assurer la sécurité lors des passages prolongés hors de vue de la terre.

Une traversée de Vannes à Ouessant, d'environ trente milles, illustre parfaitement cette zone intermédiaire; elle exige le permis hauturier, sans pour autant imposer toutes les contraintes d'une expédition en haute mer. Cet environnement progressif aide les plaisanciers à développer sereinement leurs compétences avant de se lancer dans une véritable navigation hauturière.

Équipements de sécurité selon le type de navigation

La sécurité en mer repose sur la pertinence de l’ équipement de sécurité embarqué, lequel varie selon la zone de navigation. Que ce soit en eaux côtières ou en haute mer, la réglementation impose un inventaire précis afin que chaque navire de plaisance dispose des moyens indispensables pour faire face à toute situation d'urgence.

Matériel obligatoire en navigation côtière

L'équipement de sécurité exigé pour la navigation côtière inclut, au minimum, un gilet de sauvetage individuel de 100 N par personne, un extincteur, trois feux rouges à main, un compas ou un GPS fonctionnel et une VHF fixe homologuée. Ce socle réglementaire s’applique sans exception à toute navigation dans les eaux côtières françaises.

  • Gilet de sauvetage individuel : Doté d’une capacité minimale de 100 N, il doit être inspecté régulièrement et rester immédiatement accessible à chaque occupant du navire de plaisance.
  • Feux de signalisation : Trois feux rouges à main pour signaler votre détresse aux services de secours.
  • Cartographie marine officielle : Des cartes ENAV à jour couvrant toute votre zone de navigation côtière, avec tous les dangers documentés.
  • Compas magnétique ou GPS : Un instrument de navigation fiable pour maintenir le cap, même par mauvaise visibilité.

Avant chaque départ, assurez-vous que la VHF et son antenne fonctionnent correctement, que les batteries sont chargées et que le manuel d'utilisation est à portée de main. Cette vérification relève à la fois de la réglementation et du bon sens pour préserver la sécurité de tous.

Équipement hauturier et certificat radiotéléphoniste

Pour la navigation hauturière, il est nécessaire de compléter l'équipement de base par un gilet de 150 N, un radeau de survie agréé, une balise EPIRB et une VHF portative avec DSC. L'obtention du certificat radiotéléphoniste (ou CRR) devient alors obligatoire pour utiliser une VHF fixe à appel sélectif numérique, ce qui est une exigence du permis hauturier.

  • Radeau de survie homologué : Il doit être dimensionné pour tout l'équipage, régulièrement inspecté et certifié par un organisme agréé.
  • Balise EPIRB (Emergency Position Indicating Radio Beacon) : Elle transmet votre position exacte aux autorités de sauvetage via satellite.
  • VHF portative avec DSC : Elle assure les communications d'urgence en cas de défaillance de la radio fixe, avec la capacité d'émettre une alerte de détresse numérique.

Bruno, formateur chez Marine Plaisance Formation à Vannes, propose une formation dédiée au certificat radiotéléphoniste et au permis hauturier. Le programme détaille la réglementation en vigueur, les procédures d'appel de détresse, le vocabulaire SMCP et les bonnes pratiques des communications VHF en zone de navigation hauturière.

Avant un départ au large, n'oubliez pas d'embarquer de l'eau, des vivres, des vêtements étanches et une source d'énergie autonome pour maintenir la radio opérationnelle plusieurs jours. Même en zone semi-hauturière, la réglementation impose le radeau de survie, une trousse de secours complète et des fusées de détresse supplémentaires.

Foire aux questions

Le permis côtier impose de naviguer toujours en vue d'un abri et vous limite strictement à une distance de 6 milles nautiques (soit environ 11 km) depuis la côte. En revanche, le permis hauturier ouvre les portes de la navigation hauturière, qui permet de s'aventurer en haute mer sans restriction de distance, offrant une liberté totale de navigation.

Naviguer en haute mer nécessite un équipement de sécurité bien plus complet que la navigation côtière. Outre les bases, il est impératif d'embarquer un radeau de survie homologué, une balise de détresse EPIRB, un VHF portable avec fonction DSC, et des gilets de sauvetage à coussin d'air (150N). Pensez également aux vivres, à l'eau potable, aux vêtements de protection et, idéalement, à un système AIS pour assurer votre localisation en toutes circonstances.

Oui, le certificat radiotéléphoniste (ou CRR) est obligatoire dès lors que votre bateau est équipé d'une VHF fixe et que vous pratiquez la navigation hauturière. Même dans les cas où il n'est pas strictement exigé, obtenir ce certificat est fortement recommandé pour votre sécurité. La formation vous apprend les procédures d'urgence, les codes de communication internationaux et l'utilisation adéquate de la radio VHF lorsque vous êtes loin du littoral.