Qu'est-ce que la navigation hauturière : définition complète

Publié par Bruno Giamarchi le 22/01/2026 02:09 et modifié le 22/01/2026 17:40.

Mais au fait, qu'est-ce que la navigation hauturière exactement ? Il s'agit d'une discipline maritime qui se pratique loin des côtes, en l'absence de tout repère visuel, et qui exige une parfaite maîtrise des instruments de navigation. Ce guide dévoile ses principes fondamentaux, les connaissances indispensables et la marche à suivre pour décrocher le permis hauturier, vous permettant ainsi de naviguer avec votre bateau en haute mer en toute autonomie.

Définition et principes fondamentaux de la navigation hauturière

La navigation hauturière désigne toute sortie en mer s'effectuant au-delà de six milles nautiques d'un abri ou d'une côte. Le navigateur doit alors déterminer sa position uniquement à l'aide de coordonnées géographiques, en se fiant au compas, au GPS, au radar et à ses autres instruments de navigation.

Formateur naviguant en haute mer avec instruments de navigation

Qu'est-ce que la navigation hauturière précisément

Alors, qu'est-ce que la navigation hauturière ? C'est une forme de navigation maritime exercée loin des côtes, là où aucun amer n'est visible, ce qui impose un recours exclusif à des outils électroniques ou traditionnels pour se situer. Naviguer en haute mer implique également de disposer d'une autonomie minimale de vingt-quatre heures et de savoir gérer la météo, les eaux traversées et chaque imprévu sans pouvoir compter sur un soutien immédiat.

  • Éloignement réglementaire : navigation autorisée au-delà de 6 milles nautiques, soit environ 11 kilomètres, de tout abri.
  • Absence de repères terrestres : aucun phare, relief ou côte n'est visible pour rectifier sa route.
  • Navigations nocturnes possibles : le permis hauturier permet de naviguer de jour comme de nuit, sans limite de distance ni de puissance du bateau.

Cette pratique repose sur le calcul précis de la latitude et de la longitude, le tracé d'orthodromies et une analyse constante de la météo. Elle exige aussi de solides connaissances en hydrographie, en sécurité et en gestion de l'autonomie à bord.

Distinction entre navigation côtière et hauturière

Les différents types de navigation maritime se distinguent principalement par l'éloignement des côtes et les compétences requises. La navigation côtière se fait à proximité du littoral en s'aidant de repères visuels, tandis que la navigation en haute mer s'exerce au large, loin de toute assistance immédiate, et nécessite un niveau d'expertise bien plus avancé.

Critère Navigation côtière Navigation hauturière
Distance minimale d'un abri Moins de 6 milles nautiques Plus de 6 milles nautiques
Repères visuels Phares, amers, côte visibles Aucun repère terrestre
Navigation nocturne Limites éventuelles Sans restriction
Durée minimale Sorties courtes Au moins 24 heures
Instruments requis Compas, cartes, GPS basique GPS, AIS, radar, règle Cras, compas magnétique

La navigation côtière s'appuie principalement sur l'observation directe du littoral pour ajuster sa route. En revanche, la navigation hauturière contraint le navigateur à interpréter les données météo, surveiller son radar et gérer son autonomie sans possibilité de trouver rapidement un abri.

Les différents types de navigation maritime expliqués

On distingue généralement trois types de navigation maritime : la navigation sur eaux intérieures, la navigation côtière et la navigation en haute mer. Pour approfondir votre compréhension de ces domaines, consultez les ressources spécialisées en navigation maritime.

  • Navigation en eaux intérieures : elle a lieu sur les rivières, fleuves, canaux et lacs, avec des repères constants et une faible distance par rapport aux berges.
  • Navigation côtière : cette zone s'étend du rivage jusqu'à 6 milles nautiques, permettant de rejoindre un abri rapidement si nécessaire.
  • Navigation en haute mer : au-delà de 6 milles nautiques, elle se caractérise par l'absence de repères visuels et la nécessité d'une grande autonomie.

Chaque catégorie demande un niveau d'expertise de plus en plus poussé, depuis les bases jusqu'à la navigation hauturière, où l'on allie connaissances théoriques, expérience pratique et instruments de navigation avancés pour naviguer en haute mer en toute sécurité.

Le permis hauturier est l'autorisation officielle nécessaire pour piloter un bateau au-delà de six milles nautiques des côtes. Il prouve votre capacité à organiser et à gérer des traversées complexes, tout en respectant les règles de sécurité en mer et la réglementation maritime française et internationale.

Permis hauturier et compétences requises en navigation

Obtenir le permis hauturier témoigne d'un engagement sérieux envers la sécurité en mer et l'excellence dans la pratique nautique. Accessible dès l'âge de seize ans, ce certificat permet de naviguer sans limitation de distance, de puissance ou de taille de bateau, sous réserve d'une visite médicale en cours de validité et de la réussite aux épreuves théorique et pratique.

Stagiaires en formation permis hauturier

Différences entre permis côtier et permis hauturier

Le permis côtier restreint la navigation à six milles d'un abri et est surtout adapté aux sorties diurnes près de la côte. En revanche, le permis hauturier autorise les déplacements de jour comme de nuit, loin des côtes, y compris en haute mer. Cet élargissement s'accompagne naturellement d'exigences techniques plus rigoureuses pour garantir la protection du marin et de son équipage.

  • Couverture géographique : le permis hauturier permet de naviguer sur toutes les eaux maritimes sans limite de distance.
  • Navigation nocturne : les traversées de nuit sont autorisées, ce qui n'est pas le cas avec le permis côtier.
  • Puissance et jauge : aucune restriction concernant la motorisation ou la taille du bateau n'est appliquée.

Concrètement, le permis hauturier certifie votre aptitude à naviguer à l'aide d'instruments de navigation plutôt qu'avec des repères visuels, une compétence absolument essentielle quand la terre n'est plus en vue.

Compétences techniques validées par le permis hauturier

Les différents types de navigation demandent des savoir-faire particuliers, et l'option hauturière exige des compétences avancées. Vous apprendrez à interpréter des cartes marines détaillées, à rectifier votre cap, à calculer une dérive et à établir votre position par relèvements successifs.

La maîtrise de la règle CRAS et du compas est indispensable pour convertir un cap vrai, un cap magnétique et un cap compas, en prenant en compte la déclinaison, la variation et la déviation spécifiques à votre bateau. Cette précision est la garantie d'une navigation fiable en pleine mer.

Il faudra aussi vérifier régulièrement votre position à l'aide de relèvements, d'un GPS de secours et, en cas de défaillance électronique, par observation solaire ou astronomique. Ce contrôle permanent est fondamental pour la sécurité en mer durant chaque traversée.

Notre formation présentielle intensive de trois jours

Dispensée à Vannes, notre formation de trois jours alterne théorie le matin et mise en pratique l'après-midi. Nous abordons tous les aspects de la navigation hauturière : études de cas concrets, simulations d'examen et préparation aux situations que l'on peut rencontrer au large.

Bruno, ancien officier de la marine nationale et commandant dans la marine marchande, assure un accompagnement personnalisé. Les exercices se font sur des cartes SHOM officielles, avec une règle CRAS, un compas et tout le matériel réglementaire, pour reproduire au plus près les conditions réelles d'examen et de navigation.

La navigation hauturière se définit comme la navigation au-delà des 6 milles d'un abri, de jour comme de nuit, sans restriction de jauge ou de puissance, et est accessible dès 16 ans. Elle requiert la capacité de lire une carte marine, de calculer une route (cap vrai, cap compas, dérive due au vent), de tenir compte des marées et d'effectuer des points de relèvement. Un stage de deux jours permet d'acquérir ces techniques essentielles et de se préparer à l'épreuve théorique d'1 h 30, assurant ainsi les compétences nécessaires pour naviguer en haute mer. En savoir plus sur la navigation hauturière

Naviguer en haute mer exige de maîtriser parfaitement les instruments de navigation modernes ainsi que les techniques traditionnelles de secours. Ce guide présente les outils essentiels, les méthodes de planification et l'équipement réglementaire nécessaires pour garantir votre sécurité lors de longues traversées.

Techniques et instruments pour naviguer en haute mer

La navigation hauturière allie des instruments de navigation électroniques performants à des solutions de repli fiables. Le GPS, l'AIS, le radar et la VHF travaillent ensemble, tandis que le compas magnétique, les cartes marines et la règle Cras restent vos alliés indispensables en cas de panne électronique.

Instruments de navigation moderne en cabine

Planification et routage d'une traversée hauturière

Chaque navigation en haute mer commence par l'étude de la carte marine SHOM : le marin trace un cap vrai en tenant compte de la déclinaison magnétique et des dérives prévues. Il consulte ensuite les tables de marée, applique la règle des douzièmes pour estimer les courants, puis ajuste son itinéraire en fonction des prévisions météorologiques.

  • Tracé du cap vrai : ligne directe optimisée après correction des courants et dérives.
  • Déclinaison magnétique : écart entre le nord vrai et le nord magnétique, nécessitant une mise à jour annuelle.
  • Analyse des courants de marée : choix des horaires les plus favorables pour accélérer la traversée.

Le routage privilégie l'orthodromie pour réduire la distance sur de longs parcours, ou la loxodromie pour simplifier la navigation. L'évolution de la météo sur quarante-huit à soixante-douze heures détermine la route finale et les éventuelles escales.

Équipements obligatoires et autonomie en mer

Les instruments de navigation de base incluent le GPS pour le positionnement, l'AIS pour surveiller le trafic, le radar pour la détection par mauvaise visibilité et la VHF pour la communication. En secours, la carte marine SHOM, le compas magnétique et la règle Cras assurent un cap fiable.

  • Réserves d'autonomie : eau et vivres pour au moins quarante-huit heures, sans possibilité de refuge.
  • Équipement de sécurité : balise EPIRB, radeau de survie, fusées de détresse et trousse médicale complète.
  • Communication radio : VHF homologuée, certificat CRR, connaissance des procédures Mayday et des appels DSC.

Une double propulsion, associant la voile et le moteur (ou deux moteurs), garantit l'autonomie même en cas d'avarie mécanique. Une rotation régulière entre les équipiers réduit la fatigue et améliore la sécurité de la navigation en haute mer.

Formation complète dispensée par Marine Plaisance Formation

Cette formation en présentiel de quatre jours couvre l'ensemble des aspects de la navigation hauturière : lecture avancée des cartes marines, calculs de marée, interprétation des bulletins météorologiques, utilisation pratique des instruments de navigation modernes et apprentissage du positionnement avec la règle Cras. Pour découvrir le programme en détail, consultez : Préparez votre permis hauturier avec une formation pratique et complète.

Les exercices pratiques simulent des traversées réelles : recalcul de cap par vent de nord-ouest, passage de raz de marée au moment optimal et adaptation continue aux conditions météorologiques. Un marin formateur expérimenté enseigne également la navigation astronomique au sextant, une solution de secours ultime en cas de défaillance de tous les systèmes électroniques.

Foire aux questions

La navigation hauturière se définit comme toute navigation pratiquée au-delà de six milles nautiques (environ onze kilomètres) d'un abri ou d'une côte visible. Elle se caractérise par une navigation au large, souvent pendant plus de vingt-quatre heures consécutives, sans refuge, avec une orientation reposant entièrement sur les instruments de navigation (tels que le GPS, le compas ou le radar), conformément aux règles françaises et internationales. Le permis hauturier, obtenu après réussite à des examens théoriques et pratiques et une validation médicale, autorise ce type de navigation en haute mer sans restriction de jauge, de puissance ou de distance, de jour comme de nuit.

Il existe trois types de navigation principaux :

  • La navigation en eaux intérieures : Elle se pratique sur des lacs, des rivières ou des canaux. La proximité des berges est constante et les repères terrestres sont toujours visibles.
  • La navigation côtière : Elle s'effectue à moins de six milles nautiques de la côte, qui reste visible. Elle nécessite une préparation axée sur la météo locale et permet un accès rapide à un abri.
  • La navigation hauturière (ou au large) : Elle commence au-delà de la limite des six milles. Elle exige une grande autonomie, une gestion rigoureuse des conditions météorologiques et des connaissances avancées en navigation, du fait de l'absence de repères terrestres.

Un navire hauturier est un bateau spécialement conçu pour la navigation en haute mer et pour assurer la sécurité en mer face à des conditions parfois difficiles. Ses caractéristiques essentielles comprennent :

  • Une grande autonomie avec des réserves d'eau, de vivres et de carburant pour au moins 48 heures.
  • Un système de propulsion redondant (comme la voile couplée à un moteur, ou deux moteurs indépendants).
  • Un équipement de sécurité renforcé, incluant un radeau de survie, une balise EPIRB, des fusées de détresse et une trousse médicale complète.
  • Des instruments de navigation fiables et souvent doublés (GPS, compas, radar), ainsi que des moyens de communication robustes comme une VHF.

Une préparation rigoureuse du marin et une coque solide complètent ces dispositifs pour faire face aux imprévus rencontrés au large.